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Laurent Koudou Gbagbo
RFI
Laurent Koudou Gbagbo

Cote d'Ivoire

Laurent Gbagbo, de son nom complet Laurent Koudou Gbagbo, né le 31 mai 1945 à Mama (sous-préfecture de Ouragahio), est un homme d'État ivoirien. Il est président de la République de Côte d'Ivoire depuis le 26 octobre 2000.


Plus de utilisateur: miba
Creer: 23rd Apr 2008
Modifier: 3rd Dec 2010
Edit | Report as Abusive |
Professional Information
Professional Areas:
Government
Employer:
gouvernement
Position:
President de la République

Description of Work:

 

 


Biographical Information
Laurent Koudou Gbagbo
(At a Glance)
Date of Birth: May/31/1945
: male
Interests: Politique, Art, Culture
Place of Origin: Cote d'Ivoire

Famille

Laurent Koudou Gbagbo est originaire du village de Mama dans l'ouest du pays. Cette sous-préfecture de Ouragahio, dans le département de Gagnoa, est alors placée sous l'administration coloniale de l'Afrique occidentale française.

Il voit le jour au sein d'une famille catholique modeste originaire du grand-ouest ivoirien. Son père Zèpè Paul Koudou Gbagbo est sergent de police et sa mère Marguerite Gado, originaire du village bété de Blouzon, ménagère. Son père est blessé et fait prisonnier par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale; il est décoré à ce titre de la « reconnaissance de la Nation française » le 8 mai 2003.

Formation

Gbagbo débute ses études à l'école primaire publique Plateau, à Agboville, où son père exerce sa profession.

Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d'Abidjan à Cocody, en 1965, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d'histoire au lycée classique d'Abidjan. Chercheur à l'Institut d'histoire, d'art et d'archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, il est également titulaire d'une maîtrise d'histoire de la Sorbonne. Il soutient enfin, en juin 1979, une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne : 1940-1960.

Opposant à Félix Houphouët-Boigny

Membre du Syndicat national de la recherche et de l'enseignement supérieur (SYNARES), ce syndicaliste actif dans les années 1970 voit son enseignement jugé subversif; il est emprisonné à Séguéla et Bouaké de mars 1971 à janvier 1973. Devenu directeur de l'IHAAA en 1980, il se révèle lors des manifestations étudiantes du 9 février 1982, qui provoquent la fermeture des universités et des grandes écoles. C'est durant cette année que naît dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI).

Parti en exil en France en 1985, il cherche à promouvoir le FPI et son programme de gouvernement visant à lutter contre la dictature du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, alors parti unique, à et promouvoir le multipartisme. Idéologiquement proche du Parti socialiste français, il se lie d'amitié avec Guy Labertit, membre du Parti socialiste unifié, même si ses rapports avec le Parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Félix Houphouët-Boigny. il est officiellement ignoré du gouvernement socialiste de l'époque puis de celui de Jacques Chirac.

Houphouët-Boigny s'inquiète de voir Gbagbo développer un réseau de contacts et trouve que « son remuant opposant serait beaucoup moins encombrant à Abidjan qu'à Paris ». Fortement pressé de rentrer au pays, Gbagbo retourne finalement en Côte d'Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët-Boigny ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que « l'arbre ne se fâche pas contre l'oiseau ». Devenu secrétaire général du FPI lors du congrès constitutif des 19 et 20 novembre 1988, il se présente à l'élection présidentielle du 28 octobre 1990 qui est marquée par la première candidature face à celle du président Félix Houphouët-Boigny ; Gbagbo remporte 18,3 % des suffrages, ce qui lui confère le statut de leader de l'opposition. Les élections législatives du 25 novembre de la même année sont les premières placées sous le signe du multipartisme ; le FPI y obtient neuf sièges sur 175, Gbagbo lui-même étant élu dans la circonscription de Ouaragahio, où se trouve sa ville natale.

En mai 1991 puis en février 1992 ont lieu d'importantes manifestations étudiantes. Le 18 février, le Premier ministre Alassane Ouattara fait arrêter Gbagbo, après avoir fait signer la veille au chef de l'État une loi anti-casseurs[10]. Gbagbo est condamné le 6 mars à deux ans de prison; il est finalement libéré en août de la même année.

Présidence Bédié

En 1995, Gbagbo appelle au boycott de l'élection présidentielle prévue le 22 octobre, à la suite de la mort du président Houphouët-Boigny, en raison de la réforme du Code électoral. Henri Konan Bédié, président de l'Assemblée nationale et successeur constitutionnel du défunt président, est élu avec 96,44 % des suffrages.

Lors des élections législatives partielles tenues le 30 décembre 1996, Gbagbo est réélu dans sa circonscription, le FPI remportant cinq des huit sièges à repourvoir.

Désigné candidat officiel du FPI lors du troisième congrès du parti, organisé du 9 au 11 juillet 1999, il se présente à l'élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le général Robert Guéï qui a renversé le président Bédié le 24 décembre 1999. Cette élection est marquée par l'élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures, dont celle d'Alassane Ouattara — pour cause de « nationalité douteuse », faux et usage de faux sur la filiation — et de l'ancien président Bédié. Les résultats donnent Gbagbo vainqueur face à Guéï, qui les conteste.

Des heurts s'ensuivent. Gbagbo devient président le 26 octobre, Guéï reconnaissant la légitimité de Gbagbo le 13 novembre. Lors des élections législatives du 10 décembre, le FPI apporte à Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et seize indépendants.

Présidence

Rébellion du nord

Crise politico-militaire.

Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles, disposant d'un armement de qualité dont le financement reste d'origine inconnue, et venant du Burkina Faso voisin attaquent des villes du pays pour réaliser un coup d'état alors que le président est à Rome. La situation tourne rapidement à un conflit entre un sud tenu par le gouvernement et un nord tenu par les rebelles, qui s'opposent notamment à la politique d'« ivoirité » introduite sous la présidence Bédié.

Accords de Marcoussis

Accords Kléber.

Après plusieurs mois de combats, les accords de paix Kléber sont ratifiés par les principaux partis politiques ivoiriens et la rébellion, à Marcoussis, en France. Une force de paix française (Opération Licorne) se déploie pour patrouiller dans une zone de cessez-le-feu. D'après les termes de l'accord, Gbagbo doit rester en fonction (alors que les rebelles ont précédemment exigé sa démission), un gouvernement de réconciliation doit être formé avec un Premier ministre « neutre » et le désarmement des rebelles doit être accompli. Ce gouvernement inclut le FPI, l'opposition civile et des représentants des groupes rebelles. De plus, des lois doivent être votées afin de satisfaire aux exigences de l'accord.

Revenu en Côte d'Ivoire, Gbagbo indique que les accords de Marcoussis sont « un médicament amer qu'il faut essayer ». Des lenteurs apparaissant dans l'application de cet accord suite à des divergences d'interprétation, la situation s'enlise, les différents protagonistes espérant que les parrains internationaux feront droit à leurs positions. Pendant ce temps, l'armée ivoirienne recrute des troupes supplémentaires, acquiert de l'armement lourd et se constituer une aviation.

L'Organisation des Nations unies délègue à une force d'interposition, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), la responsabilité d'accompagner un apaisement de la situation en lieu et place de l'Opération Licorne.

Remises en cause des accords

L'accord est dénoncé par les partisans du président qui pensent que trop de concessions sont accordées aux rebelles et que les Français soutiennent leurs objectifs politiques. En novembre 2004, huit lois d'apaisement sur les dix-sept prévues sont effectivement votées.

Dans la première semaine du mois de novembre 2004, Laurent Gbagbo lance une offensive dans le secteur des villes rebelles de Bouaké et Korhogo. En réaction, la France demande le 5 novembre au Conseil de sécurité des Nations unies une extension du mandat de l'ONUCI afin qu'elle puisse s'interposer militairement aux combats entre forces gouvernementales et rebelles.

Le 6 novembre, les bombardements opérés par l'armée ivoirienne sur la zone de confiance, notamment à Man et Bouaké font neuf morts parmi les soldats français. En riposte, l'armée française détruit deux avions de type Soukhoï et les hélicoptères MI-24, soit la totalité de la aviation militaire ivoirienne. Les drones achetés à Israël sont saisis.

Manifestations violentes

Des manifestations débutent le 6 novembre, une heure trente après le bombardement de Bouaké, en s'accompagnant de pillages. Elles se tournent d'abord vers l'aéroport et l'hôtel Ivoire durant le week-end, ainsi que devant la base française, avant de se diriger en début de semaine en direction du pont Charles-de-Gaulle, permettant de relier le nord de la ville à l'aéroport et au 43e BIMA. Selon le gouvernement et des journaux français, il semble que certains manifestants étaient armés.

Le gouvernement ivoirien avance un bilan de 57 civils tués et 2 226 blessés entre le 6 et le 10 novembre. Certains bilans faisant état de 67 morts incluent peut-être les gendarmes ivoiriens. L'armée française compte environ 80 blessés durant ces évènements, soit un bilan de 11 morts et 120 blessés depuis le début de son intervention en Côte d'Ivoire.

Les bilans des différents hôpitaux ivoiriens d'Abidjan montrent que ces blessés l'ont été principalement par des tirs d'armes à feu. Le Parti socialiste français décide de rompre ses relations avec le parti présidentiel, le FPI, rattaché à l'Internationale socialiste.

Depuis cet épisode, la Côte d'Ivoire et la France s'opposent sur le bilan des manifestations.

En décembre 2006, Laurent Gbagbo a écrit à Kofi Annan, secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, pour lui demander de rappeler son représentant spécial, le Suédois Pierre Schori, en poste depuis avril 2005, date à laquelle il avait pris la succession du Béninois Albert Tévoédjrè.

Accord de Ouagadougou

Du 5 février au 3 mars 2007 ont lieu à Ouagadougou des rencontres entre les délégations des différentes parties. Un accord politique est signé le 4 mars par Gbagbo, Guillaume Soro et le président burkinabé Blaise Compaoré qui a joué le rôle de facilitateur.

En conséquence de cet accord, Gbagbo nomme Soro comme Premier ministre le 29 mars, lequel déclare, dans une adresse à la nation le 13 avril, savoir « gré au Président Laurent Gbagbo pour avoir pris l'initiative du dialogue direct » et « demande Pardon pour tous et au nom de tous ». « Nous devons à présent apprendre à pardonner » déclare-t-il également. Dans la foulée, Gbagbo signe le 12 avril une mesure d'amnistie via l'ordonnance 2007-457.

Candidat à l'élection présidentielle de 2010.

Au premier tour, le 31 octobre, il obtient 38 % des suffrages, se plaçant devant le candidat Alassane Ouattara qui a rassemblé 32 % des voix.

Le jeudi 2 décembre 2010, Alassane Ouattara est donné vainqueur avec 54,1% des voix à la présidentielle en Côte d'Ivoire. Ce même jour, le Conseil constitutionnel ivoirien invalide cette élection.

Le vendredi 3 décembre 2010, le Conseil constitutionnel, présidé par Paul Yao N'Dré invalide les résultats provisoires de la CEI qui donnaient Alassane Ouattara vainqueur et crédite Laurent Gbagbo de 51% des voix vainqueur du second tour de la présidentielle.

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Gbagbo

www.allafrica.com

Vie privée

Il épouse en secondes noces Simone Ehivet

 



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