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Abdoulaye Traoré
Abdoulaye Traoré

Cote d'Ivoire

Abdoulaye Traoré alias « Ben Badi » est né le 4 mars 1967 à Abidjan. Au premier abord, il n'a rien d'un athlète.


Plus de utilisateur: miba
Creer: 22nd Apr 2008
Modifier: 14th Jul 2008
Professional Information
Professional Areas:
Sport
Working primarily in:
Cote d'Ivoire

Description of Work:
Abdoulaye Traoré a grandi dans le quartier populaire d'Adjamé, plus précisément à Dallas. Il apprend à maîtriser le cuir dans la rue et les terrains vagues en compagnie de son copain Jean Lorougnon Soro, fait l'école buissonnière. Son père, qui élève onze enfants, se fâche et l'« exile » à Katiola, à 400 km de la capitale. Peine perdue. L'élève dissipé revient à Abidjan.
Un jour, alors qu'il tape dans la balle sur la pelouse du stade Champroux à Marcory, deux entraîneurs du Stella Club, Richard Gnon et Nemlin Ayé, le remarquent et le sollicitent. Le papa donne son accord. Il signe sa première licence de joueur en 1979, réussit l'examen de passage avec les cadets. En 1982, Abdou est en équipe nationale des juniors, mais n'est pas du voyage au Mexique, pour le Championnat du monde. À 16 ans, il fait des débuts fracassants au poste de numéro 10, avec l'équipe fanion des Magnans d'Adjamé et remporte son premier titre de champion de Côte d'Ivoire. La saison 1983-1984 à peine bouclée, voilà le surdoué qui accepte l'offre de l'Asec. Le Stella met son veto. Abdou est suspendu par la fédération. Le ministre de tutelle, Laurent Dona Fologo, intervient et valide le transfert chez les Mimos, qui ne profitent que quelques mois de leur recrue.
Biographical Information
Abdoulaye Traoré
(At a Glance)
Interests: Sport, Fashion, Music, Art
Place of Origin: Cote d'Ivoire
Juillet 1985, Ben Badi, en stage avec la sélection nationale (les Éléphants) à Yamoussoukro, s'échappe vers la France grâce à l'aide d'un agent de joueurs franco-portugais, Manuel Garcia. Une cavale de cinq ans qui l'amène au FC Metz (où il est barré par le Sénégalais Jules Bocandé), au Sporting de Braga (Portugal), Metz de nouveau puis Sète (où il retrouve ses compatriotes Oumar Ben Salah et Gadji Celli), Toulon (où il a pour coéquipiers les Camerounais Joseph-Antoine Bell et Cyril Makanaky, le Sénégalais Roger Mendy et l'Ivoirien Laurent Zahui) et Avignon. À cinq reprises, il tente l'aventure professionnelle. En vain. Inaptitude à la vie exigeante des pros, incompatibilité d'humeur avec les entraîneurs ou les dirigeants, aléas du règlement. « J'ai manqué, explique-t-il, d'encadrement sérieux. »
Au moment de rompre avec Avignon, Abdou reçoit une offre du Widad de Casablanca et une seconde des États-Unis. Il choisit de répondre à un appel de Me Roger Ouégnin, le président de l'Asec, et rentre à Abidjan. Il retrouve la joie de jouer et de marquer, et enthousiasme les fans des Mimos. Il gagne six titres de champion et une Coupe de l'Ufoa avec le club jaune et noir. Avec les Éléphants, il ne cesse d'engranger les buts, boucle cinq participations à la Coupe d'Afrique des nations (1986-1994) et fait partie de la sélection couronnée championne d'Afrique, en 1992, à Dakar. Le président Félix Houphouët-Boigny le décore et lui offre une villa. En 1995, il convole en justes noces avec la charmante Rita. De leur union naîtront trois enfants. La même année, il dispute et perd avec l'Asec la finale de la Coupe d'Afrique des clubs face aux Orlando Pirates d'Afrique du Sud.

Un échec qui met fin à ses amours avec les Mimos. Ben Badi s'envole vers l'Arabie saoudite. Il échoue à Al-Ourouba, un club divisionnaire. L'exil dure deux ans. Et c'est la retraite. Prématurée mais irrémédiable. « Symphonie inachevée pour un artiste capricieux », titre un magazine local. « La chance, reconnaît l'intéressé, ne m'a pas servi. Je me suis contenté de peu. Je n'ai pas su aller jusqu'au bout de mes moyens. Ma carrière a été un demi-échec. Mais je ne pleurniche pas. J'ai donné beaucoup de joie aux Ivoiriens et j'en suis fier. »
Ben Badi se réinstalle à Abidjan, où il ouvre un magasin d'articles de sport. Il rêve de créer une fondation au service des footballeurs. Mais les événements que connaît son pays depuis septembre 2002 freinent la réalisation du projet. À 38 ans, Abdou n'hésite pas à rechausser les crampons pour des matchs d'exhibition qui lui permettent de retrouver ses compagnons de route comme Gadji Celli et Youssouf Fofana. Il aimerait s'occuper des jeunes et leur transmettre l'amour du beau geste et de la virtuosité technique. Abdou ne tait pas son admiration pour Jean-Marc Guillou, le « père » des célèbres Académiciens. Tous « ses » enfants sont titulaires dans des grands clubs européens. Avec les Éléphants, ils se qualifieront pour la Coupe du monde. Lui rêve de réunir ses amis d'hier pour fêter la fin de sa carrière juste avant le Mondial... 2006, qui se tiendra en Allemagne. (source jeuneafrique)



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