myAfrica BETA


Add Content | User Guidelines | Mon Compte | Get Help

Contribuez à cet outil communautaire en évaluant ce profil. Il vous suffit d'écrire dans l'espace juste en dessous.

Livre :  American Africans in Ghana: Black Expatriates and the Civil Rights Era (2006)

American Africans in Ghana: Black Expatriates and the Civil Rights Era (2006)by Kevin K. GainesThe University of North Carolina Press In 1957 Ghana became one...

Author: agbobada.hayford
Wed Dec 24 10:55:19 2008

C’est bien connu : rareté et corruption font toujours bon ménage; car tout le monde veut s’approprier la denrée rare. Et les plus nantis ne se font pas prier pour la confisquer au dépend des plus faibles et souvent les plus nécessiteux. Ainsi en va-t-il de l’enseignement dans la plupart des pays sous-développés. Non seulement les enfants de pauvres paysans n’ont pas les moyens financiers de payer les frais de scolarité et de séjour dans les grandes agglomérations où on trouve les écoles, ils doivent souvent affronter la sélection guidée par la préférence régionale, instaurée par les autorités d’état, ou par les professionnel de l’éducation : les moyens nationaux du savoir sont confisqués au profit des proches de certains enseignants peu scrupuleux. Ces dernières années, la recherche de la bonne gouvernance pousse les états riches donateurs à contrôler l’usage fait des dons d’état à état, afin d’éviter la confiscation des dons par les gouvernants, au dépend des plus démunis. De même devient-il urgent que les initiatives privées et associatives vers les pays pauvres doivent être soumises à un contrôle salutaire, afin que les dons arrivent à leurs destinations. Pour arriver à ce but, rien de mieux que la divulgation de témoignages réels comme thérapie, ou simplement canaux d’information des donateurs, afin de les sensibiliser au problème. « L’ombre d’une vie » de Hayford Agbobada est un témoignage brut. Dans une auto –biographie, l’auteur expose un fait réel vécue, comme une contribution qu’il apporte aux différentes manifestations du Millénaire pour le développement des Nations Unies. Dans les années 70 au Togo, un petit garçon de treize ans est renvoyé de son collège, suite à une banale affaire l’opposant à l’un de ses enseignants. Elève brillant, déterminé à poursuivre ses études, malgré la démission de ses parents par ignorance et surtout par manque de moyens, il quitte la ferme familiale, et pieds nus , il se lance sur les routes du pays, à la recherche d’un nouveau établissement d’accueil. Renvoyé de ville en ville par des enseignants peu scrupuleux en quête de récompense que l’adolescent ne peut payer pour être admis , se baladant le ventre creux, il est sauvé de justesse par un couple généreux. Lorsqu’on aura lu ce témoignage, on comprendra la nécessité du contrôle de la destination des dons pour l’amélioration des écoles de brousse.

Le top des actualités